En ce 1er avril, un peu d’humour !

Le chat d’une collègue à l’écoute du discours de notre président de la République hier soir !

A moins que vous ne préfériez un autre chat, surpris sur les Champs Élysée ;

Et puis une petite prière : Seigneur, donne-moi l’humour !

Seigneur, accorde-moi…

une bonne digestion et aussi quelque chose à digérer.

Accorde-moi la santé du corps

Et aussi de savoir la conserver au mieux.

Seigneur, donne-moi une âme sainte

Qui garde les yeux ouverts sur la beauté et la pureté,

Afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché,

Mais qu’elle sache redresser la situation ;

Une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir.

Ne permets pas que je me fasse trop de souci

pour cette chose encombrante que j’appelle… « moi ».

Et puis, Seigneur,

Donne-moi l’humour,

pour que je tire quelque bonheur de cette vie

et que j’en fasse profiter les autres.

Attribuée à Thomas More – Le livre de prières, Olivétan, p. 122 ;

(à moins que cela ne soit une antique prière de l’abbaye de Glastonbury)

Le « coin prière » vu par Réforme

Avec une brève interview du pasteur Breyne

« Prière de Luther » pour l’Unité

Prière dite de l’unité, attribuée à Martin Luther (bien que cela ne soit pas certain…), mais pourtant un des plus anciens textes liturgiques luthériens.

« Dieu éternel et miséricordieux, Toi qui es un Dieu de paix, d’amour et d’unité, nous Te prions, Père, et nous Te supplions de rassembler par ton Esprit Saint tout ce qui s’est dispersé, de réunir et de reconstituer tout ce qui s’est divisé. Veuille aussi nous accorder de nous convertir à Ton unité, de rechercher Ton unique et éternelle Vérité, et de nous abstenir de toute dissension. Ainsi nous n’aurons plus qu’un seul cœur, une seule volonté, une seule science, un seul esprit, une seule raison, et tournés tout entiers vers Jésus-Christ notre Seigneur, nous pourrons, Père, Te louer d’une seule bouche et Te rendre grâces par notre Seigneur Jésus-Christ dans l’Esprit Saint. Amen ! »


Pasteure luthérienne en l’église de Gjerdrum, Norvège. Image: vidéo de l’église de Gjerdrum

Petite histoire de l’arbre de Noël : non, il n’est pas d’origine païenne

Pouvez-vous imaginer un Noël sans sapin ?

Mais connaissez-vous l’histoire de cette coutume?

Depuis le début, c’est une coutume tout à fait chrétienne. Il y a très longtemps, au Moyen-Âge, le long de la vallée du Rhin (c’est-à-dire dans l’est de la France et en Allemagne), on avait pris l’habitude de représenter ce que l’on appelait les «mystères» du Christ. Ces mystères étaient des scènes de la Bible, de l’Ancien Testament et du Nouveau,qui annoncent et expliquent l’envoi du Christ parmi nous et son incomparable message de réconciliation. Ces scènes étaient jouées comme des pièce de théâtre sur les parvis des églises et des cathédrales. On commençaient en général par le récit de la création dans le livre de la Genèse, et celui Adam et Eve qui sont expulsés du jardin d’Eden, ensuite dans les livres des Prophètes on choisissaient les passages qui annoncent l’arrivée du Messie. Et enfin, dans le nouveau Testament, on représentait la naissance, la mort et la résurrection de Jésus Christ.

Mais quel était le rôle du sapin là-dedans ?

Dans le jardin d’Eden, nous dit la Bible, il y avait l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Malgré l’interdiction de Dieu, Adam et Eve avaient goûté du fruit de cet arbre qui était un pommier selon la tradition. Pour les punir de leur désobéissance, Dieu les chassa du jardin d’Eden. Les êtres humains, à la suite d’Adam et Eve, étaient seuls et perdus, loin de Dieu, sans pouvoir revenir d’eux-mêmes vers Lui.

Genèse 2:15-17 Le SEIGNEUR Dieu prend l’humain et il le place dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.Le SEIGNEUR Dieu donne cet ordre à l’humain : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin.Mais tu ne dois pas manger les fruits de l’arbre qui fait connaître ce qui est bien ou mal. Oui, le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est sûr. » Genèse 3:6-8 et 22-24 La femme se dit : les fruits de cet arbre sont beaux, ils doivent être bons. Ils donnent envie d’en manger pour savoir plus de choses. Elle prend un fruit de cet arbre et le mange. Elle en donne à son mari qui est avec elle, et il en mange aussi.Alors leurs yeux s’ouvrent. Maintenant, ils voient qu’ils sont nus. Ils attachent ensemble des feuilles d’arbre, et cela leur sert de pagne.Le soir, un vent léger se met à souffler. Le SEIGNEUR Dieu se promène dans le jardin. L’homme et la femme l’entendent et ils se cachent devant lui, parmi les arbres du jardin. […] Le SEIGNEUR Dieu se dit : « Eh bien, l’humain est devenu comme un dieu : il connaît ce qui est bien ou mal. Maintenant, il ne faut pas qu’il prenne aussi les fruits de l’arbre de la vie. S’il en mangeait, il vivrait pour toujours. »3 Alors le SEIGNEUR Dieu chasse l’humain du jardin d’Éden et il l’envoie cultiver la terre qui a servi à le faire.Après que le SEIGNEUR a chassé l’humain, il place des chérubins à l’est du jardin d’Éden. Avec une épée de feu qui tourne dans tous les sens, les chérubins gardent l’entrée du chemin qui conduit à l’arbre de la vie.

Pour figurer cette scène dans les «mystères» représentés sur les parvis des églises, un arbre était donc nécessaire. Et le seul arbre qui dans nos régions reste vert toute l’année, c’est le sapin.C’est lui qui fut choisi, et pour qu’il ressemble davantage à un pommier, on y accrochait des pommes bien visibles, rouges et brillantes. Aujourd’hui ce ne sont plus des pommes qu’il y a dans le sapin de Noël mais des boules multicolores, en verre, en plastique, en papier. Elles remplacent les pommes. Mais la relation des boules de Noël avec les soit disant pommes de l’arbre du bien et du mal du jardin d’Eden a été généralement oubliée en cours de route! Ainsi, les humains errent loin de Dieu, dans la solitude et la nuit. Souvenons-nous, que Noël est fêté au solstice d’hiver, moment où la nuit est la plus longue de l’année, mais où elle est vaincue par la lumière, puisque le soleil reprend le dessus et que les jours recommencent à s’allonger à partir de ce moment-là. Des prophètes se sont levés pour annoncer aux humains que le Messie, le Sauveur, le Fils de Dieu viendrait pour les ramener vers Dieu.

Esaïe 11,1-4a Un fils sortira de la famille de Jessé, comme une jeune branche sort d’un vieux tronc. Une nouvelle branche poussera à partir de ses racines. L’esprit du SEIGNEUR reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger. Il l’aidera à prendre des décisions et le rendra courageux. Il lui fera connaître le SEIGNEUR et lui apprendra à le respecter. Alors cet homme prendra plaisir à respecter le SEIGNEUR. Il ne jugera pas selon ce qu’il voit, il ne décidera pas d’après ce qu’il entend dire. Il jugera les pauvres avec justice, il sera juste pour ceux qui, dans le pays, sont sans défense.

Pour rappeler et signifier dans les mystères la promesse des prophètes et le rameau qui refleurit, on accrochait des roses en papier à l’arbre, au sapin. Peu à peu, ces roses se sont transformées en guirlandes qui décorent encore aujourd’hui les sapins de Noël. Quand le temps fut venu, quand ce que les prophètes avaient annoncé arriva, quand ce fut Noël, quand le Fils de Dieu naquit à Bethléhem, l’obscurité des humains fut complètement chassée par la lumière. La relation entre Dieu et les hommes était rétablie. Jésus, la lumière du monde, a banni l’ombre, la nuit, l’errance, l’angoisse et la mort

Luc 1:78-79 Oui, notre Dieu est plein de tendresse et de bonté. Il a fait briller sur nous une lumière venue d’en haut, comme celle du soleil levant.Elle éclairera ceux qui vivent dans la nuit et dans l’ombre de la mort, elle guidera nos pas sur la route de la paix.

Matthieu 1:21-235 «Elle va mettre au monde un fils, et toi, tu l’appelleras Jésus. En effet, c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :« La jeune fille attendra un enfant.Elle mettra au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire “Dieu avec nous”. »

Pour symboliser ces événements du salut, on suspendait, lors de la représentation des mystères, des bougies à l’arbre de la connaissance, au sapin. Les étoiles en paille que certains mettent encore au sapin rappellent l’étoile qui a guidé les bergers et les mages ainsi que la paille de la crèche de l’enfant Jésus. Mais, pour que l’œuvre de libération de Jésus Christ fut complète et que son incarnation, sa venue dans le monde prennent tout leur sens et toute leur valeur, il fallait encore qu’il leur prouve que tout le monde peut avoir accès à la promesse de vie proposée par Dieu. C’est pourquoi il a été crucifié, il est mort et il est ressuscité pour que les êtres humains croient que rien n’entrave la réconciliation que Dieu leur propose.

Jean 1,14 La Parole est devenue un homme, et il a habité parmi nous. Nous avons vu sa gloire. Cette gloire, il la reçoit du Père. C’est la gloire du Fils unique, plein d’amour et de vérité.

Au Moyen-Âge la meilleure façon de rappeler ces hauts faits consistait, pour les gens qui mettaient en scène les mystères, à accrocher des hosties à l’arbre dressé sur le parvis. Ces hosties renvoyaient à la Sainte-Cène et signifiaient donc la mort du Christ et sa résurrection. Par la suite, et parce que l’on avait sans doute perdu le sens originel, les hosties sont devenues sur le sapin des gâteaux de Noël, que l’on appelle des « bredele » en alsacien.

Ainsi décoré, l’arbre du jardin d’Eden sous la forme du sapin, retraçait toute l’histoire de la Bible. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, en Alsace, ne voulant pas se contenter d’admirer ce symbole en plein air devant les églises, on l’a fait entrer dans les maisons comme arbre de Noël. Cette coutume s’est répandue à travers le monde entier.

À Paris, il semble bien que l’on doive son introduction à la duchesse d’Orléans, belle-fille de Louis-Philippe, née princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Elle n’a pas renoncé à son luthéranisme en épousant un prince de France. C’est donc elle qui a introduit l’usage du sapin de Noël à la Cour, dès 1840, malgré plusieurs résistances à cette coutume jugée trop germanique donc trop protestante. Elle a d’abord fréquenté la paroisse des Billettes puis, comme ce quartier du Marais était difficile à sécuriser, la Rédemption devient sa paroisse… Cette nouvelle mode plut aux bourgeois, et voilà notre sapin de Noël définitivement installé dans nos maisons et nos temples.

Jeune pasteur en Cévennes, j’ai vu encore, dans le temple d’Aumessas, un immense sapin ans le temple que l’on illuminait avec de vrais bougies, pour le culte du 24 décembre. Il y avait au pied les éclaireuses et éclaireurs, qui veillaient à ce que celui-ci de prenne pas feu, car évidemment, c’était un peu dangereux…

Puissiez-vous, à travers le sapin, faire vôtre le sens profond de la fête de noël et vivre un Noël, joyeux parce que béni et plein de lumière et de sens. !

(Pasteurs Marie-Pierre Cournot et Jean-François Breyne, d’après un texte de Bernard KAEMPF, qui fut professeur de théologie pratique à la Faculté de théologie protestante de l’Université Marc-Bloch ­ Strasbourg II)

Service d’offrande de Noël, le 20 décembre

Le 20 décembre, fête de l’arbre de Noël, à 17 heures, sera également le jour de notre deuxième offrande solennelle 2020

Cette année aura été marquée par une crise sanitaire sans précédent qui a beaucoup impacté nos activités paroissiales, ce qui a entraîné une baisse des contributions alors que notre programme de mise en sécurité de nos locaux a exigé des efforts financiers importants pour la paroisse. Nous comptons sur votre générosité pour continuer à accompagner la vie de notre Eglise dont le rayonnement dépend pour l’essentiel de vos dons.

En effet, malgré le Covid, cette année a été une année de travaux importants :

– réhabilitation de salle de réunion attenante

à la tisanerie : sol, peinture, électricité et chauffage ;

– mise en conformité des WC, qui sont maintenant aux normes, afin d’accueillir les personnes à mobilité réduite. Nous en avons profité pour réorganiser aussi la sacristie.

– des imprévus comme cette fuite au niveau

du clocher qui a nécessité l’intervention de « cordistes » !

– mise en conformité du tableau électrique principal, réfection de l’électricité de la tribune et de tout le câblage de la sonorisation de l’église.

Vous pouvez donner en ligne : https://www.eglise-protestante-unie.fr/saint-jean-pB0316/don

La louange et la lumière

« Seigneur ! Ouvre mes lèvres, Et ma bouche publiera ta louange ».


Ces mots, extraits du psaume 51 (versets 17) commencent la journée des moniales et moines depuis des siècles.

La louange. La louange première.

Même au milieu de la nuit, des larmes ou du deuil.

La louange première.

La louange comme seul horizon, la louange comme orient de nos vies.

La louange ne sert à rien, objecteront certains.

Elle est pourtant aussi utile qu’un cadeau, aussi précieuse que la gratuité, aussi nécessaire qu’un sourire, aussi importante que la beauté.

La pasteure et poétesse Francine Carrillo écrit avec justesse :

« La louange élève et relie alors que la plainte sépare et avilit.

La louange met debout, la plainte met à genoux.

Nos paroles nous façonnent et ce que nous sommes a la couleur de ce que nous disons ».

in L’Imprononçable, Labor et Fides

En hébreu, le mot louer veut dire aussi briller, luire, allumer.

La louange est lumière, elle est réponse à la lumière.

Louer, c’est allumer un projecteur au cœur de la nuit.

C’est redire que nous sommes enfants de lumière,

que nous sommes enfants de Dieu.


Prière  de Grégoire de Narek,

moine et prêtre du 10ème siècle de l’Église arménienne.

« Ami des hommes, Sauveur béni, loué, exalté !

Refuge solide, abri sûr,

bonté qui exclut toute méchanceté,

toi qui pardonnes le péché

et qui guéris toute blessure,

toi qui peux réaliser l’impossible

et qui atteins l’inaccessible,

je le loue, Seigneur.

Ô route de vie,

toi qui es le premier guide

dans la voie de l’amour,

toi qi me conduis avec douceur

dans ma marche vers la lumière,

toi qui me donnes confiance

et ne m’abonne pas dans mes chutes,

je te loue, Seigneur.

Clarté sans ombre,

toi qui m’enveloppes et me couvres

dans ma misère,

toi qui m’illumines

des rayons de ta grandeur infinie,

toi qui me rends glorieux

à nouveau dans ta lumière,

toi qui me renouvelles

et me rends ma beauté première,

je te loue, Seigneur ».

Conseils simples pour prier (la der.)

 

En ce  Lundi de Pentecôte, une dernière mini-vidéo sur la prière, cette fois à deux voix (la fin du confinement le rendant possible) avec Marie-Pierre, sur LA question, celle de l’exaucement. En guise de conclusion ? Non, d’ouverture !

La Fête de l’Ascension

 

20200522_165727Vous me direz : « Ce n’est pas très protestant, ça,  Monsieur le pasteur » !

Et je vous répondrai : Que nenni ! Dans une liturgie de 1788 de l’Eglise réformée de Genève, la fête de l’Ascension est déjà mentionnée ! Et puis, c’est vrai, elle est un peu tombée en désuétude chez certains. Mais il s’agit bien d’une fête biblique, et d’importance je le crois. C’est l’occasion de lui consacrer deux prédications : vous trouverez la première ci-dessous, et la seconde dimanche.

Vous avez dit : Saint Esprit ?

 

Le culte en visioconférence du dimanche 17 mai 2020,
La liturgie était assurée par le pasteur Jean-François Breyne, la prédication par la pasteure Marie-Pierre Cournot
 

 

La prédication du culte zoom

 

Chers amis, pour ceux qui voudraient relire la prédication de ma collègue Marie-Pierre Cournot du 17 mai 2020.

marie-pierre-cournot

 

Texte biblique : Jean 14,15-26

 

Chers amis, frères et sœurs, l’heure est grave : Jésus va mourir, il le sait, il le dit.

Jésus commence son discours, à la fin du chapitre précédent, s’adressant à ses disciples par cette attendrissante formule : « Mes petits enfants » puis il continue « je ne suis avec vous que pour peu de temps ».

Et que va-t-il donc se passer quand il ne sera plus là ? Lire la suite